lundi 24 mai 2010

Bye Bye Cannes

... mais on ne pouvait pas vraiment quitter Cannes sans un dernier coup d'oeil à l'autre Cannes: celui qui, de navets en merveilles, peuple le Marché du film. Voilà ce qu'on a manqué (ou qu'on verra plus tard, dans un fond de vidéoclub).


Du Moby Dick géant qui fronce les sourcils.


Ca vous rappelle quelque chose?


Méga-faute de goût.


Parfois les commentaires sont superflus.


Pour ceux qui ont loupé l'hideux premier épisode.


Encore plus hideux.


Toujours plus hideux.


Trop de belles choses sur l'affiche.


Look closer!


Kamoulox.


On ne l'avait pas vu venir!


Elle non plus.


Et lui non plus!


Et au bout du chemin, la perle.

On reviendra!

dimanche 23 mai 2010

Le Palmarès


Palme d’or : Oncle Boonmee, d’Apichatpong Weerasethakul
Grand prix : Des hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois

Prix d’interprétation masculine (ex-æquo): Javier Bardem, pour Biutiful & Elio Germano, pour La Nostra Vita
Prix d’interprétation féminine : Juliette Binoche, pour Copie Conforme
Prix du scénario : Poetry, de Lee Chang-Dong
Prix de la mise en scène : Tournée, de Mathieu Amalric
Prix du jury : Un homme qui crie, de Mahamat Saleh-Haroun

Caméra d’or : Ano Bisiesto (Année Bissextile), de Michael Rowe
Palme du court-métrage : Chienne d’histoire, de Serge Avedikian
Prix du jury court métrage : Micky Bader, de Frida Kempff

Prix de l’éducation nationale : Des hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois
Prix du jury œcuménique : Des hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois
Mentions à Another Year, de Mike Leigh, et Poetry, de Lee Chang-Dong
Queer Palme : Kaboom, de Gregg Araki
Palme Dog : Boss, dans Tamara Drewe, de Stephen Frears
Mention à Vuk, dans Le Quattro volte, de Michaelangelo Frammartino

Suite à ce palmarès (et malgré la miette incongrue accordée à Elio Germano), la rédaction de FilmDeCulte propose que Tim Burton devienne président à vie du jury cannois.

Le Up/Down du Festival de Cannes


UP

- Un Certain Regard, éclectique et d’excellente tenue, comme l’a souligné la Présidente du jury, Claire Denis.

- La résurrection de la Semaine de la Critique. Encore dans un placard à poussière l’an dernier, elle a été au cœur du buzz cannois 2010.

- La sélection coréenne, toutes sélections confondues. De l’officielle (The Housemaid, Poetry) à Un Certain Regard (Ha Ha Ha) en passant par la Semaine de la Critique (Bedevilled), malgré un système de production largement fragilisé, la Corée a emballé tout le monde.

- Les films des sélections parallèles qu’on a trouvés suffisamment excitants pour avoir leur place en compet’ : Kaboom, Les Amours imaginaires, Blue Valentine, The Tree, Ha Ha Ha ou encore Le Quattro volte.

- Nos scènes marquantes du festival : les fins de The Housemaid et Poetry, la roulette folle d’Outrage, Le Lac des cygnes des Hommes et des Dieux, la cascade enchantée d’Oncle Boonmee, le fantôme volant d’O Estranho Caso de Angelica. Et bien sûr, la mini gitane dansante et implorante de Soleil trompeur 2, scène la plus involontairement drôle du festival.

- Le retour dans la place du Marché du film, après une année en petite forme. Requins contre Tyrannosaures, Titanic 2, Peter Falk parlant à un âne, Brigitte Nielsen et Darryl Hannah en 3D… les nanars de luxe sont de retour !

- Mamies paillettes ou mamies pâquerettes, les séniors cannoises avaient revêtu leurs plus beaux atours.

- La jeune et discrète interprète de la Semaine de la Critique, quasi reléguée dans les coulisses lors de ses traductions.

- Coucou-les-nuages, on n’a pas vu le film (lauréat de la Cinéfondation) mais c’est notre titre préféré du Festival.

- La montée des marches de Copie conforme sur We Belong de Pat Benatar. A quand un Angelopoulos sur du Samantha Fox ?

- Les chiens en peluche qui chantent Shania Twain, vendus au marché noir sur la Croisette. Don’t want you for the weeeeekend…

- Le papi russe qui jouait horriblement mal et en boucle les dix mêmes accords de Kalinka et de Kazachok dans la rue. Du Ionesco sur les trottoirs de la Croisette.

- Notre rencontre fortuite avec Béatrice Romand, ex-égérie Rohmérienne et tentant de vendre son film au Short Film Corner. Les étoiles ne sont pas que sur le tapis rouge.

- Le chat coincé dans les coursives et qui miaule pendant Poetry et Oncle Boonmee. Il a l’air plein de goût, nous proposons qu’il participe au vote du jury.

- La jeune fille qui a tenté de s’enfuir à la projection de Tender Son – The Frankenstein Project, mais qui n’a jamais trouvé la sortie, errant dans les couloirs du balcon, avant de se rasseoir sur son siège. Un interlude rafraichissant dans cette séance austère.


DOWN

- La Quinzaine des réalisateurs. Année du bizutage pour Frédéric Boyer, qui s’est étalé dans les marches avant d’entrer sur scène pour Shit Year, symbole d’une sélection qui aura, hormis quelques films, cumulé les déceptions. Allez, ça ira mieux l’année prochaine.

- Les divas chouineuses : celles qui ne supportent pas d’attendre 10 minutes dans une queue, celles qui n’aiment rien, n’aimaient rien l’année dernière et ont déjà prévu de ne rien aimer l’année prochaine (et évidemment le font savoir à voix haute), celles qui se plaignent de voir des films à 8h30 parce qu’elles ont fait la teuf toute la nuit avec Agnès Varda et Mouloud au Zanzibar, celles pour qui c’est une torture de voir un film qui ne soit ni Français, ni Américain…

- Les mauvaises surprises de la compétition 2010 : le rajout du Ken Loach (merci pour le cadeau), l’exhumation de Mikhalkov (et son nanar Pearl Harboresque), le quota italien de l’année (qui rend subtil tous ceux des années précédentes).

- La vieille qui s’est levée avant la fin Des Hommes et des Dieux, pour retrouver sa copine, l’appeler, en faisant des grands signes, en finissant par allumer son téléphone portable et en l’agitant comme à un concert de Coldplay. Si vous la connaissez, on cherche son nom pour lui faire payer.

- Les sous-titres farfelus du Hong Sangsoo, apparemment orthographiés par une ado accro au langage sms (trois fautes par phrase). Ou alors le traducteur était aussi bourré que les personnages.

- Rencontrer les frères Bogdanoff ou Massimo Gargia avec une minerve sur la Croisette. On veut du rêve bordel !

- Rebecca H (Return to the Dogs), le film et le titre les plus nuls du festival.

Le bilan définitif, ce soir avec le palmarès du jury!

Par Nicolas Bardot et Gregory Coutaut

Le Palmarès de la rédaction

Le meilleur du Festival de Cannes, par la rédac de Filmdeculte.


Nicolas Bardot

Palme d’or : Oncle Boonmee
Grand Prix : Poetry & Another Year
Prix de la mise en scène : Im Sangsoo, The Housemaid
Prix d’interprétation féminine : Yun Junghee, Poetry
Prix d’interprétation masculine : Michael Lonsdale, Des Hommes et des dieux
Prix du scénario : Un Homme qui crie
Prix du jury : Outrage

Caméra d’or : All Good Children
Grand Prix Semaine de la Critique : Bedevilled
Prix Un Certain Regard : Les Amours imaginaires


Gregory Coutaut

Palme d’or : Oncle Boonmee
Grand Prix : Poetry
Prix de la mise en scène : Mahamat Saleh Haroun, Un Homme qui crie
Prix d’interprétation féminine : Yun Junghee, Poetry
Prix d’interprétation masculine : Michael Lonsdale, Des Hommes et des Dieux
Prix du scénario : Another Year
Prix du jury : Outrage

Caméra d’or : Blue Valentine
Grand Prix Semaine de la Critique : Bedevilled
Prix Un Certain Regard : Les Amours imaginaires


Yannick Vély

Palme d’or : Des Hommes et des Dieux
Grand Prix : Oncle Boonmee
Prix de la mise en scène : Im Sangsoo, The Housemaid & Takeshi Kitano, Outrage
Prix d’interprétation féminine : Yun Junghee, Poetry
Prix d’interprétation masculine : Javier Bardem, Biutiful
Prix du scénario : Another Year
Prix du jury : Un Homme qui crie

L'Anti-palmarès de la rédaction

Le pire du Festival de Cannes, par la rédac de FilmDeCulte.


Nicolas Bardot

Palme d’horreur : Soleil trompeur 2
Grand Prix : La Nostra Vita
Prix de la mise en scène : Ken Loach, Route Irish
Prix d’interprétation féminine : Djeneba Kone, Un homme qui crie
Prix d’interprétation masculine : Sami Bouajila, Hors-la-loi
Prix du scénario : Tender Son – The Frankenstein Project
Prix du jury : Copie conforme


Gregory Coutaut

Palme d’horreur : Soleil trompeur 2
Grand Prix : La Nostra Vita
Prix de la mise en scène : Ken Loach, Route Irish
Prix d’interprétation féminine : Nadezhda Mikhalkova, Soleil trompeur 2
Prix d’interprétation masculine : L'enfant, Copie conforme
Prix du scénario : Copie conforme
Prix du jury : Tender Son – The Frankenstein Project


Yannick Vély

Palme d’horreur : Tender Son – The Frankenstein Project
Grand Prix : La Nostra Vita
Prix de la mise en scène : Rachid Bouchareb, Hors-la-loi
Prix d’interprétation féminine : Maricel Alvarez, Biutiful
Prix d’interprétation masculine : Nikita Mikhalkov, Soleil trompeur 2
Prix du scénario : La Nostra Vita
Prix du jury : Route Irish

Le Baromètre de la compétition



Les moyennes de la rédaction, pour chaque film en compétition.

1. Oncle Boonmee 6
2. Des Hommes et des Dieux 5.33
3. Another Year 5
- Poetry 5
5. The Housemaid 4.66
- Un Homme qui crie 4.66
- Outrage 4.66

8. Tournée 4
9. Mon bonheur 3.66
10. Fair Game 3.33
- Chongqing Blues 3.33
12. La Princesse de Montpensier 3
- Biutiful 3
14. Copie conforme 2.66

15. Hors-la-loi 1.5
16. Tender Son - The Frankenstein Project 1.33
- Route Irish 1.33
18. La Nostra Vita 1
- Soleil trompeur 2 1

samedi 22 mai 2010

Un Certain Regard - le palmarès


>>> PRIX UN CERTAIN REGARD

Ha Ha Ha de Hong Sangsoo

>>> PRIX DU JURY

Octobre de Diego et Daniel Vega

>>> MENTION SPECIALE

Prix d'interprétation féminine attribué à Eva Bianco, Victoria Raposo et Adela Sanchez pour Los Labios

Le Baromètre de la rédaction


ONCLE BOONMEE (Compétition) /// 6

Nicolas Bardot 6
Gregory Coutaut 6
Yannick Vély 6


HA HA HA (Un Certain Regard) /// 4.66

Nicolas Bardot 4
Gregory Coutaut 5
Yannick Vély 5


TENDER SON - THE FRANKENSTEIN PROJECT (Compétition) /// 1.33

Nicolas Bardot 2
Gregory Coutaut 1
Yannick Vély 1


ROUTE IRISH (Compétition) /// 1.33

Nicolas Bardot 1
Gregory Coutaut 1
Yannick Vély 2


SOLEIL TROMPEUR 2 (Compétition) /// 1

Nicolas Bardot 0
Gregory Coutaut 0
Yannick Vély 3

The Tree - Clôture


En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l’ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l’arbre.

Révélée par son beau Depuis qu’Otar est parti…, Julie Bertuccelli signe son second film avec The Tree, qui fait la clôture de ce Festival de Cannes. L’histoire d’un deuil, encore une fois, et une autre façon de le fuir. Alors que le deuil d’Otar est un douloureux secret qu’on cache à la grand-mère, celui de The Tree est nié par une fillette qui imagine que son père lui parle depuis l’arbre du jardin. Nié, à peine, car The Tree joue très (trop?) légèrement la carte du fantastique, quelque part entre le conte et l’animisme. La nature dans The Tree prend une large place. Les décors sont sublimes mais ne sont pas qu’une simple coquetterie : la nature sauvage est partout, l’arbre vit, saigne, entoure la maison de ses bras, comme si l’âme du défunt ne quittait jamais vraiment les lieux. The Tree déçoit parfois, par un traitement psychologique un peu léger, un peu lisse, faisant intervenir des personnages secondaires (les voisines, l’amant) presque sortis de conventions hollywoodiennes. Mais Bertuccelli brille aussi dans ce registre de légèreté solaire, où la mélancolie est équipée de quelques jolies ailes pour voler. Charlotte Gainsbourg, comme à son habitude, est parfaite. Et, tandis que la bande son de The Myth of the American Sleepover fourbit les armes en sortant l’Elephant Gun de Beirut, The Tree fait résonner la voix de Patrick Watson, en totale adéquation avec la douceur du film.

4/6

Ha Ha Ha - Un Certain Regard


Jo Munkyung, réalisateur, prévoit de quitter Séoul pour vivre au Canada. Quelques jours avant son départ, il revoit autour d’un verre son grand ami Bang Jungshik, critique de film. Lors de ce rendez-vous arrosé, les deux amis découvrent par hasard qu’ils se sont rendus récemment dans la même petite ville en bord de mer, Ton-yung.
Ils décident de se raconter leur voyage réciproque à condition de n’en révéler que les moments agréables.


Livraison quasi-annuelle de Hong Sang Soo, qui « fait presque partie de la famille », comme l’a dit Thierry Fremaux lors de sa présentation hier. Même histoire émouvante et ironique de personnages de dragueurs minables et de filles compliquées, même scènes de beuverie, même structure en deux parties… et (pourtant) toujours le même plaisir. Dernier film projeté à Un certain regard, Ha ha ha rentre illico dans la catégorie des films « mais-pourquoi-ne-sont-ils-pas-en-compétition ?». Question d’habitude, peut-être. Il y aurait en tout cas sans doute brillé au palmarès grâce à son sens des dialogues (souvent hilarants), sa direction d’acteurs toujours parfaite, et son casting all-star, qui réunit entre autre l’actrice principale d’Oasis et la marâtre de The Housemaid. Une réussite.

5/6

Soleil Trompeur 2


1941. Cinq années ont passé depuis que les destinées du Général Kotov et de sa famille ont irrémédiablement changé. Aux premiers jours de la guerre, Kotov s'échappe miraculeusement du camp où il était détenu. Considéré comme mort par l'administration soviétique, Kotov est enrôlé dans un bataillon de volontaires au grade de simple soldat et envoyé au front. Sur le champ de bataille, il combat les Allemands sans merci. Grièvement blessé, on lui propose de quitter l'armée à plusieurs reprises. Mais persuadé que sa femme Maroussia et sa fille Nadia ont péri dans un camp de travail, il préfère rester aux côtés de ses camarades.

Alors le panorama du cinéma mondial en 2010 ça donne quoi ? Des docu-fictions, pas mal de films en prise avec l’actualité la plus directe… Et ça. Un film dont on pensait qu’on en faisait plus, méga mélo/fresque sur la guerre et ses horreurs et ses petits bonheurs qui réchauffent le cœur, qui n’a visiblement jamais entendu parler de subtilité ou d’humilité. Une boursouflure d’une lourdeur qui ferait honte à Barbara Cartland et aux mélodramatistes Bollywoodiens les plus larmoyants. Des scènes d’un ridicule assez consternant qui feraient presque basculer le film vers le nanard : une petite gitane danse devant des Allemands (qui viennent de tuer sa famille) pour les amadouer, puis leur murmure avec les yeux du chat potté « s’il vous plait ne me tuez pas », l’héroïne qui parle à une mine anti personnelle comme à son amie, les Russes qui se font littéralement chier dessus par les Allemands… il faut le voir pour le croire. Tout cela serait effectivement drôle si Mikhalkov n’était pas sérieux comme un pape à la barre de son bateau ivre. Ce deuxième volume caricature ce qui pouvait y avoir de digne et sérieux dans le premier (grand prix en 1994). Monumentale catastrophe.

0/6

Le Palmomètre: on n’image pas qui peut avoir envie de récompenser un tel film en 2010(à Part Mikhalkov lui-même)

Tender Son - The Frankenstein Project


Il y a longtemps, un jeune homme a engendré un enfant sans jamais savoir ce qu'il est devenu. A 17 ans, son fils, Rudi, revient en espérant retrouver sa famille après une enfance passée dans une institution. Il espère trouver chez sa mère reconnaissance et affection, et surtout connaître l'identité de son père, mais il constate qu'il n'est pas le bienvenu. Presque par hasard, Rudi se retrouve dans un casting. Le réalisateur du film est fasciné par son innoncence et pense avoir trouvé son acteur principal. Mais un évènement terrible met bientôt fin aux bonnes intentions de Rudi. Il devient un tueur poursuivi, et le réalisateur se rend compte que ce garçon étrange et silencieux est son fils, un monstre qu'il a lui-même crée. Son seul choix est maintenant d'accompagner le destin brutal de son fils dans une recherche commune de la rédemption.

Le Hongrois Kornel Mundruczo avait laissé un bon souvenir avec son très beau Delta, injustement oublié au palmarès 2008. Le voici de retour avec Tender Son - The Frankenstein Project. Pour rattraper l'oubli d'il y a 2 ans? Peu probable. Plombé par un scénario à dormir debout, étouffé par son mutisme acharné (le Frankenstein de Mundruczo est aussi peu bavard que celui de Whale, très expressif du front - mais moins impressionnant), Tender Son, nouvelle histoire de quête du père (le tube de la quinzaine) assomme là où justement la simplicité du récit de Delta faisait aussi la beauté. Un boulet qui fige et glace le film, malgré la mise en scène du Hongrois qui élève ce Tender Son, lors d'une mise à mort qui rappelle (en mode mineur) le morceau de bravoure de Caché, ou lorsque le monstre est dissimulé par quelques bien jolis flocons de neige. Mais au milieu de tout ça, on ouvre des boites de conserve dans des appartements délabrés, on se regarde fixement, et on attend.

2/6

Le Palmomètre: Les chances, quel que soit le prix, semblent bien minces.