
Petits instants suédois peints par un Ruben Östlund au regard acéré, De Ofrivilliga (Involontaires) est une succession de vignettes drôlatiques dont le point commun est de mettre en scène des groupes (des petites ados vont se finir au goulot, une meute de mecs en vacances font des blagues salaces ou encore une jeune maîtresse enthousiaste se heurte à ses collègues) et la pression absurde qu'ils exercent sur les individus, dans un cadre fixe et inébranlable, scrutant ce qui se passe de façon toujours décalée, de trop loin, de trop près, mais à l'endroit parfait pour capturer les situations aussi triviales qu'improbables. Un peu comme si Roy Andersson avait laissé tomber ses peintures pour un habillage plus pop, réaliste, faussement sur le vif mais parfaitement étudié.
4/6