vendredi 16 mai 2008

Le bip-bip de la sécurité

Cannes, troisième... Petit vendredi aux oignons avec déjà trois films au compteur, en attendant Scarlett et Iron Mike, un sandwich dégueu et trois Nespresso dans le gosier pour tenir... Quelques observations en vrac...

1. Emmanuelle Devos a-t-elle le cul d'Angela Basset ? La sentence, prononcée à trois reprises dans le très beau et cruel Conte de Noël, m'a obligé à guetter l'apparition du fameux popotin de l'actrice. Pas probant, tout ça, mais cela évite la frustration de ne pas avoir vu le moindre bout d'étoffe de Natalie Portman....

2. Pour les amoureux de Desplechin, Un Conte de Noël est un vrai jeu de piste. Retour de Paul Dedalus, le héros de Comment je me suis disputé (et du Ulysse de Joyce), plan fixe d'un personnage sur fond bleu comme dans Roi et Reine et donc allusion à l'arrière-train d'une jeune fille comme dans Comment je me suis disputé...

3. Trois films sur Tokyo ! valent mieux que vingt sur Paris. La capitale nippone a de la chance, le film qui lui ait consacré est réussi. Dans la série posture-de-la-star, Leos Carax était horripilant lors de la présentation du film, avec un cinglant, "je vois que vous êtes vivants".

4. Le retour du rire en boîte MK2 sur la Croisette. Je déteste les exclamations forcées lors des projections de film de présupposé star de la mise en scène. La vision du Carax de Tokyo ! en devenait pénible, avec ses rires de pingouins contents d'être là. Cannes nous rend misanthrope.

5. Une scène me hante. Le rêve du personnage principal de Waltz with Bashir, de nuit, dans l'eau, quand il remonte sur la berge. Le film a été formidablement accueilli et je ne vois pas comment il ne pourrait pas figurer au palmarès dimanche prochain. Succèder à Persepolis comme prix du jury serait dans la logique des choses.

6. C'était le jour des hommages aux grands disparus de l'année passée, Pascal Sevran et Carlos. Non je plaisante, Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni. Le premier sert de référence à Conte de Noël, le second à Soi Cowboy. On a vu pire référence.

7. Une heure et demie avant la séance. C'est le délai parait-il raisonnable pour accéder à la projo presse du Woody Allen. Voilà qui promet une belle foire d'empoigne... Le baiser lesbien entre Scarlett Johansson et Pénélope Cruz provoque une envie trop forte.

8. Le cul , encore et toujours. 2008 c'est l'année de la fesse à Cannes. Pas un film - ah si, le Sel de la Vie - n'échappe à une vue de croupe. C'est déjà ça de pris en ces temps de disette sexuelle.